Je me dois d'être juste comme il faut, un compromis parfait entre le « trop » et le « pas assez ».
* Parce que je suis une femme, je n'ai pas le droit de baiser, je dois faire l'amour.
Je ne dois pas passer à l'acte trop tôt sous peine d'être prise pour une fille facile, mais pas trop tard non plus au risque de passer pour une vierge effarouchée.
Ni trop dominée, ni trop dominante, ni trop d'initiatives, ni trop de retenue, je ne dois pas hurler, je ne dois pas me taire non plus.
* Parce que je suis une femme, je suis bien élevée.
Je stimule et je simule, je séduis sans provoquer, je fabule et je manipule, je suce sans avaler.
* Parce que je suis une femme, j'ai peur d'être jugée, alors je suis des règles qui n'ont plus aucun bien-fondé.
* Parce que je suis une femme, je fais de mon mieux, je veux être la seule, l'unique, prendre la place de ces « autres » avant moi, faire en sorte de laisser mon empreinte à jamais.
Mon ego surdimensionné m'oblige à agir comme une parfaite idiote, me cache l'essentiel, me trouble la vue, me fait oublier qu'au départ, le sexe, c'est sensé être plaisant, et finalement m'abandonne face à mes frustrations.
C'est parce que j'aime que je me sens obligée de tout faire dans les règles de l'art.
Je prends exemple sur des comédies romantiques, m'inspire de navets sans saveur dans lesquels la femme est belle et silencieuse, l'homme viril et supérieur.
Je fais tomber mes inhibitions, juste ce qu'il faut pour contenter mes partenaires, je suis la parfaite imbécile du nouveau millénaire !
* Parce que je suis une femme, je suis stupide et conditionnée.
Mais j'ai oublié le principal : le sexe ne nécessite plus de répondre à des normes lorsque l'on a en face quelqu'un qui nous aime ...
A prendre au second degré s'il vous plait mesdemoiselles et messieurs !!!